VII. Feuilles de style : présentation
1. Motivation
HTML reste aujourd'hui le langage de publication sur le web par
excellence. Cependant, on note l'abandon des balises de pure mise en
page, celle-ci étant reléguée dans les feuilles de style. Ainsi, il
est recommandé de plus utiliser de balises comme
FONT,
B,
I, etc. Les navigateurs futurs pourront ne pas
les supporter.
De manière générale, les balises HTML ne doivent être utilisées que
pour structurer le document, et non plus pour préciser son apparence.
C'est la même philosophie que n'importe quel traitement de texte
(
OpenOffice,
Word, etc.) quand on essaie de
l'utiliser correctement (autant que faire se peut...).
Il s'agit d'un paradigme général consistant à dissocier le contenu
d'un document de sa forme. Ici, il semblerait donc que le langage HTML
soit destiné à décrire le contenu, les feuilles de style dont nous
allons discuter dans la suite servant elles à décrire la forme du
document.
Les intérêts de cette séparation sont nombreux :
- un style, appliqué à toutes les pages d'un site, assure la
cohérence graphique de ce site ;
- la maintenance d'un site en est facilitée, un changement de
charte graphique ne portera que sur la feuille de style et la
modification sera naturellement propagée à toutes les pages ;
- plusieurs mises en forme différentes peuvent être pour un même
document sans que celui-ci ne soit répliqué en autant
d'exemplaires ;
- le code HTML est lisible et facilement modifiable, sans que l'on
ait à penser en même temps au contenu et à son apparence ;
- les pages, dégagées des balises de mise en forme, sont plus
légères, donc plus rapides à circuler sur un réseau (la feuille de
style est, le plus souvent, très légère et ne sera chargée qu'une
seule fois pour l'ensemble des documents qui l'utilisent) ;
- les balises donnent une indication sur la nature du contenu et
cette indication pourra être utilisée par un moteur de recherche.
Enfin, précisons immédiatement que le couple HTML/CSS ne constitue pas
la seule réponse à la motivation
contenu séparé de la forme,
citons :
- le contenu peut être stocké dans un fichier XML ; l'apparence
peut alors à nouveau être décrite dans une feuille de style, ou
confiée à des traitements plus sophistiqués ;
- le contenu peut être stocké dans une base de données, la mise en
forme étant confié à un programme, en PHP par exemple (la
production de ce programme pouvant très bien être du code HTML
associé à une feuille de style).
2. Généralités
La solution retenue pour décrire des mises en forme se nomme donc
feuilles de style ou, en anglais,
Cascading Style
Sheets (CSS).
En cascade : prise en compte des feuilles du navigateur, de
l'utilisateur, puis de l'auteur.
Lien avec les modèles de document des traitements de texte.
La
spécification CSS level
1 date de 1996. Elle est supportée par les navigateurs à
partir des versions suivantes :
- Mozilla 1.1 (et son descendant FireFox)
- Phoenix 0.4
- Netscape 6
- Konqueror 2.2.1
- Galeon 0.12.1
- Internet Explorer 5.5
- Opera 4
Cependant, ces navigateurs gèrent souvent une même feuille de style de
manière différente... surtout si l'on utilise des éléments de la
spécification CSS level
2 sortie en mai 1998. On peut même utiliser, avec plus de
risques encore, des éléments de la
spécification CSS
level 3 à venir.
Dans tous les cas, après avoir écrit une feuille de style, il
conviendra donc de vérifier l'apparence du document avec un maximum de
navigateurs. Enfin, et surtout, il faut s'assurer impérativement que
le document reste lisible même sans la feuille de style.
Dernière modification de cette page le mardi 23 novembre 2004 à 11h14.